Friday, January 3, 2014

ACHILLE-NICOLAS ISNARD

AM | @HDI1780

"Il danaro depositato vi si conserva religiosamente" — Ferdinando Galiani

Dans son Traité des richesses, Achille-Nicolas Isnard s'en prend à Raynal, et même à Montesquieu, en leur reprochant leur position ambigüe au sujet de la primauté absolue du droit de propriété (*). Il s'agit d'une version extrême de la théorie institutionnelle du crédit : « Les dépenses excessives de Louis XIV, ses guerres ruineuses, la mauvaise administration et les dévastations du regne de Louis XV, la violation de la foi publique, des engagemens du souverain, & des droits de propriété, sous ces deux regnes, ont souvent ébranlé le crédit ».

* * *

Un peu plus tard, Isnard reprend une remarque de Galiani, alors même qu'il reproche à Montesquieu (encore une fois) l'idée selon laquelle les banques ne conviennent point dans les pays gouvernés par un seul : « ...mais les loix & le respect pour les droits de propriété peuvent avoir autant de vigueur dans une monarchie que dans une république, & le crédit peut chanceler dans une république autant que dans une monarchie » (pp. 319-320).

Voici Galiani :

Questo mirabile innesto de' frutti della libertà col governo assoluto è la maggior gloria del nostro; e quantunque abbia pochi e rarissimi esempi, non dovea però quell'autore [Montesquieu] dall'avvenimento tragico della Banca Generale di Francia tirar conseguenze universali, e dichiarar natura del governo monarchico ciò ch'è difetto in lui. Il che s'egli avesse sempre fatto, non avrebbe composto un libro pieno di massime che sembreranno vere solo a chi è nato in Parigi, e vi è nato nel secolo decimottavo dell'umana redenzione [voir].

(*) Achille-Nicolas Isnard. Traité des Richesses, Tome I. Lausanne : François Grasset, 1781.
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